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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 13:43

Madame BAKAJI BATAKILA, âgée de 43 ans, mariée et mère de 5 enfants. Le premier-né a 20 ans et le cadet : 8 ans. Cette dame, à la recherche d'emploi pour nourrir ses enfants en l'absence de son mari se trouvant à Kinshasa, tomba dans les mains d'un groupe d'égyptiens venus à Lubumbashi pour les activités commerciales. Ces gens l'ont acceptée en qualité de ménagère dans leur maison depuis mois de Mai 2019. Ils étaient sans femmes dans leur maison. Madame BAKAJI rendait bien son service en lessivant les habits de ses patrons et nettoyer toute la maison en guise d'être payée mensuellement 80,000 Francs Congolais le mois (50 dollars américains). Peu de jours après l'embauche, Madame BAKAJI fut attaquée dans la chambre en train de travailler et hypnotisée avec le produit somnifère par un sujet égyptien qui se faisait passer comme le boss de tous les travailleurs égyptiens. En revenant dans un état normal, cette dame s'est vue déshabillée, le sous vêtement déchiré et avait compris qu'elle était violée.

Se sentant humiliée, la femme se présenta devant le Parquet pour intenter le procès contre le violeur afin qu'il soit puni et que sa dignité en tant femme mariée soit restaurée.  Le parquet avait trouvé l'homme; mais il utilisa son pouvoir financier pour corrompre la justice et le dossier jusqu'à présent souffre.

Madame BAKAJIKA se retrouve seule, personne ne s'occupe d'elle pour l'assister et son mari, lorsqu'elle a appris l'inconduite de sa femme, il a abandonee . la femme en situation difficile nécéssite un soutient psychosocial et matériel. Ses parents sont à 1000 km de Lubumbashi. Elle est d'une ethnie qui ne supporte jamais la prostitution d'une femme. Le fait de n'avoir pas d'argent pour continuer avec son dossier en justice, la femme est orientée vers notre bureau pour trouver un refuge et une assistance judiciaire et psychosociale.

En plus elle n’a plus personne pour supporter les études de ces enfants et meme pour trouver de quoi nourrir ses enfants ni payer le loyer étant donné qu’elle a perdu son emploi.

 

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 12:27

Etant donné que les membres ont beaucoup à faire ce dernier temps, le site prendra son rythme de publication bientôt. Prière nous excuser.

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 14:01

Depuis la perte de pédale socio-économique de la Gécamines (GCM), le chômage a pris de l'ascenseur et a éjecté les jeunes sur la rue et la ville de Lubumbashi a enregistré un nouveau nom devenu trop populaire qui est "marché pirate". Ce nouveau nom plonge la police dans la cruauté de l'éradiquer. Si l'on est capable de le jeter dans la poubelle. Pas d'emploi, pas de disparition de ce vocable et la ville ne serait pas propre. Chacun et chacune cherche la vie.

Le fait que la police se déverse sur les petits marchands ayant créé le marché pirate, les gens se sont créés une nouvelle aventure : l'exploitation minière artisanale. Une aventure périlleuse que le marché pirate. Une aventure qui fait naître des conséquences néfastes. Personne ne parle du mal qui entoure la crème de développement. Cette crème est abandonné. Les scientifiques ne tirent pas la sonnette d'alarme. Tout le monde tourne le regard ailleurs et ne veut plus voir le pire et ne rêve pas de ce qui arrivera dans cinq ans, dans dix ans  ou plus.

Tout le monde oublie que le filon uranifère longe les gisements de cuivre et de cobalt que nos enfants, nos mères, nos jeunes vont chercher dans notre sous-sol. Las! La copperbelt se dessine le long des frontières qui séparent la RDC et la Zambie et la RDC et l’Angola contient plus d’un tiers des réserves mondiales de cobalt (34%), ainsi que des quantités significatives de cuivre (10%), de nickel, d’uranium, d’argent et de plomb. C'est beau de les énumérer ou de les compter et de permettre à notre population de descendre dans des puits y extraire ces minerais. Et en 2002, le code minier promulgué avait encouragé les chômeurs d'exploiter manuellement les minerais. Lesquels ? Il fallait se poser cette question en ce temps-là pour éviter le plus pire qui devait surgir. En République Démocratique du Congo, il y a, bien sûr, des provinces accessibles à l'exploitation minière artisanale; mais la province du Katanga devait être épargnée à ce genre d'activités. Il y a des raisons qui militent pour que les gens ne s'exploitent pas manuellement les minerais au Katanga. Car presque tous les minerais dans les provinces du sud Congo, excepté Tanganyika et Haut-Lomami, sont accompagnées des rayons uranifères.

 A ce jour, cette activité minière préoccupe tout le monde au Katanga[1] et ses savanes accueillent un grand monde et ce monde est exposé à l'insalubrité sans nom. Car il n'y a de règles hygiéniques.  Il faut plomber les nerfs pour y vivre. Mais les gens tiennent toujours, car ils cherchent à gagner la vie, au contraire ils l'exposent au danger.

Depuis plus de 16 ans, la RDC vit un phénomène appelé Exploitation Artisanale qui engage un grand nombre de nos concitoyens : les jeunes, les vieux, les femmes mariées et célibataires voire même les enfants et les étudiants qu'y trouvent. Ces derniers se lancent dans cette aventure à la recherche de moyens pécuniaires pour subvenir  à leur besoin académique.

L'ancien code miniers de 2002 a permis aux exploitants artisanaux de s'organiser en coopératives pour protéger leurs intérêts empoisonnés pour les gens du Sud de l'ancienne province du Katanga. Ils sont sans protection au point de vue l'habillement et au point de vue matériels qu'ils utilisent. Ils entrent dans la mine et carrière sans bottes appropriées : il y en a qui sont en babouches. Ils sont sans salopettes ni habits contre l'humidité souterraine. Ils cassent les pierres au moyens de pioches ou de vieilles barres de mines. Ils transportent les minerais dans des sacs de raphia ou de fibres synthétiques par tête ou par épaules. Ils trient manuellement et parcourent des distances avec ces charges pour les laver et polluent les rivières et les nappes phréatiques.

L'exploitation minière artisanale au Katanga est une activité périlleuse, mais ignorée; car elle procure de l'argent liquide. Autour de cette activité, beaucoup de gens (creuseurs) témoignent qu'ils possèdent dans leurs corps de force magnétique qui empêchent les appareils électroménagers de bien émettre. Ces gens sont conscients de leur mort imminente. Et beaucoup de creuseurs meurent subitement, non parce qu'il y a éboulement du sous-sol, mais suite à la maladie pulmonaire ou d'autres maladies analogues.

Les maux qui rongent le secteur minier artisanal au Katanga (Haut-Katanga et Lualaba) sont répertoriés de cette manière brute, à savoir :

1. Emmagasinage de radioactivité dans les corps de population active;

2. Faible niveau de mécanisation (technique de ramassage et grattage dommageable pour l’exploitation industrielle) ;

3. Disparition de faune et de flore;

2. Insuffisance des règles de santé et de sécurité dans ce secteur ;

3. Fortes présences de vulnérables : enfants et femmes;

4. Pollution des rivières et des ruisseaux;

5. Perte des main d'œuvre qui se sacrifie à la mort; elle est considérée comme les moutons acheminés à l'abattoir;

Pour cette étude, il est important de souligner que les conditions de travail et d’emploi qu'offre l'exploitation artisanale sont mauvaises et souvent très dangereuses. Par manque d'oxygène dans la mine, beaucoup de creuseurs courent de risques d'étouffement. Ils utilisent des bougies pour l'éclairage souterrain.  Quand l'oxygène se raréfie, les bougies se teignent de soi et les creuseurs suffoquent.

L'exploitation minière artisanale doit être réservée aux mines de diamant, de l'or, de coltan et non aux mines de cuivre et de cobalt qui longent le filon de l'uranium.

 

[1] Lorsque nous parlons du Katanga, nous nous tenons pas compte de subdivision administrative ou de découpage actuel. Nous sommes dans la configuration ancienne minière, c'est-à-dire, nous voyons la province actuelle du Lualaba et du Haut-Katanga.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:16

Le Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et Eglises à la Transformation Humaine (COSCCET) et Détectives-Experts pour les Droits au Quotidien (DEDQ asbl), deux ONG de défense et de promotion des droits de l’homme, intervenant dans le secteur de ressources naturelles en RD Congo, et qui luttent pour une meilleure gouvernance de revenus ont mené une étude sur le suivi des obligations fiscales et parafiscales du projet minier Frontier, filiale du groupe Eurasian Resources Group (ERG).

 

En effet, l’analyse a duré 12 mois, c’est-à-dire de janvier à décembre de 2016. Plus spécifiquement, elle vise à estimer et à comparer les revenus fiscaux et parafiscaux payés par Frontier de 2009 à 2015 au Trésor Public d’une part et à encourager les débats entre la population, les autorités et l’entreprise autour des enjeux liés aux revenus issus de ce projet de l’autre part. En plus analyser l’impact de la rupture du contrat Frontier S.P.R.L. par la justice congolaise en 2010, le rapport assure le suivi de 6 flux suivants : les Droits Superficiaires, la Redevance Minière, l’Impôt sur les Bénéfices et Profits, la Taxe provinciale sur les Concentrés, la Taxe provinciale sur la Voirie et Drainage, et les Dividendes et y relève les faiblesses suivantes :

  • Le manque de mise à jour de l’Arrêté de CAMI de 16/10/2008 Portant fixation du taux d’indexation des Droits superficiaires;
  • Le manque à gagner de $ 4 731 100 de la redevance causé par la suspension de la production pendant la période de 2010 à 2012 ;
  • La diminution de l’impôt sur les bénéfices et profits passé de $ 71538111 en 2010 à $ 6206723 en 2014 ;
  • La perception anticipée d’un montant d’environ $ 3 840 795 de la taxe Provinciale sur la voirie et drainage ;
  • La perte par la RDC d’un montant de $ 20 000 000 due aux différentes transactions entre les différents investisseurs qui se sont succédé sur le projet entre 2010 et 2012;
  • Le non-respect de l’article 242 du code minier en ce qui concerne la clé de répartition de la redevance minière entre le pouvoir central et les provinces, et entre les provinces et les villes et les ETD;
  • La publication partielle des contrats liés à ce projet dont principalement le contrat de création de Frontier SA en 2012 entre ENRC et la RDC;
  • L’absence d’une clause dans tous les documents(contrats, avenants, etc.) pouvant renseigner sur les dividendes que l’Etat pourrait percevoir ;

Eu égard à ce qui précède, COSCCET et DEDQ asbl recommandent :

Au Gouvernement central de :

  • rétrocéder la différence de la rétrocession de la redevance minière à la province du Haut-Katanga dès 2009 conformément à l’article 242 du code minier ;
  • publier le contrat de création de Frontier SA, les avenants au protocole d'accord et au mémorandum d'entente mutuelle, les avenants à la convention de JV entre SODIMICO et Fortune Ahead Ltd, les avenants à la Convention de Transaction et d'Investissement, la lettre du Directeur Général de la DGI autorisant le dégrèvement fiscal de Frontier ; après sa prise de contrôle par ENRC de mai 2012 au 31 octobre 2013 et les contrats qui liaient First Quantum à la RDC (ministère des mines) ;
  • publier le contrat de vente entre la RDC et ENRC relative à la licence 13080 ;
  • évaluer la valeur réelle des actifs avant de procéder à la vente ;
  • expliquer le mécanisme par lequel l’Etat a acquis sa participation de 5% dans le projet ;
  • règlementer le seuil des emprunts contractés par les entreprises minières au niveau local

Au Gouvernement Provincial de:

  • réclamer au Gouvernement central la différence de la rétrocession de la redevance minière spécifique pour le projet Frontier, et qui à son tour de rétrocéder à l’entité dans laquelle Frontier SA opère ;
  • demander à Frontier SA la différence du montant de $ 16 696 282 au titre de taxe sur les concentrés pour la période de 2012 à 2014 ;
  • éviter de contracter des paiements anticipatifs auprès des entreprises en rapport avec la taxe sur la voirie et drainage et la taxe sur l’exportation des concentrés

A la cité de Sakania à :

  • Réclamer au Gouvernement National notamment auprès du Ministère National des Finances, un montant probable de $ 3 257 290 au titre de la Redevance minière payée par Frontier SA pour son compte ;

Aux ONG d’ :

  • accompagner les parties prenantes au projet Frontier pour que les droits de chaque partie soit respecté, notamment la rétrocession de la redevance minière par le Gouvernement National et le versement par Frontier SA de tous les payements qu’il doit à ce même gouvernement, et ce, de 2009 à 2014 ;
  • accompagner les communautés riverai autour du projet pour réclamer leur part de 15% de la Redevance Minière relative au projet Frontier.

 

Synergie COSCCET-DEDQ

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 11:49

Quand le Seigneur Dieu avait créé l'homme, il avait en lui la présence d'une femme. Cette dernière était à côté de l'homme sans que celui-ci puisse s'en apercevoir. Car avant l'homme, touts les bêtes étaient façonnées deux à deux : mâle et femme. De même, l'homme devait être accompagné d'un femme, comme compagne et non comme esclave; mais comme partenaire incontournable. Dieu lui-même s'était dit :"il n'est pas beau que l'homme soit seul...". Aussi la femme ne daoit être seule. Tous les deux : homme et femme forment UN. 

Ainsi, la collaboration entre les deux prime. Il n'ya ni supérieure ni inférieure. Il n'y a que l'aîné et la cadette. Ils sont enfant du même père. Il n'y a ni esclave ni maître. Il n'y a que frère et soeur de la même famille.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 09:19

RESUME :

Les femmes et les filles sont en effet livrées à la prostitution, soumises à l’esclavage sexuel, aux mariages et grossesses forcés ; conséquences de l’apprentissage de l’utilisation des violences sexuelles comme arme de destruction massive par les troupes d’agression par les hommes armés sous leur commandement. Le recrutement forcé des enfants et des militaires leurs troupes et bandes armées a servi à répandre les violences sexuelles sur l’ensemble du territoire national à travers le brassage des différentes forces qui se sont combattues ; les unes pour favoriser l’éclatement du territoire congolais et les pillages systématiques de ses richesses, les autres pour défendre la souveraineté et l’intégrité du territoire.

Les femmes, les jeunes et subissent des violences même dans leur cadre le plus intime de la famille. Ainsi, l’espace prétendu sécuriser du foyer familial est devenu de nos jours la scène des violences graves et d’abus sexuels. Dans les milieux professionnel et scolaire, et cela en plus d’autres formes d’exploitation, elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel, de viols et d’autres formes d’abus. Ces violences ont des conséquences néfastes sur

leur santé psychologique et physique et concourent à l’incidence du VIH/SIDA, puisqu’elles les laissent sans aucun contrôle de leur propre corps.

Plusieurs femmes et filles Congolaises souffrent terriblement et demeurent victimes des violations de tout genre en RD Congo. Et les entreprises extractives de minerais sont venues aggraver leur vulnérabilité. Car leurs villages sont décimés, les rivières polluées, les champs dévastés et pour chercher à vivre, leurs filles sont mariées précocement. Les guerres fratricides qui se répètent chaque jour qui se pointe à l'horizon deviennent le malheur des femmes Congolaises. Leurs maris sont absents de plusieurs années. Il y en a qui tombent sous les balles sans que leurs épouses soient informées. Les enfants restent orphelins et personnes ne s'occupent de leur scolarité. Même si les parents sont tous vivants, les enfants sont victimes de promiscuité. Les parents sont obligés de ne pas se gêner de la présence de leurs progénitures. Car la maison peut disposer seulement deux pièces, tandis que la famille compte dix membres ou plus.

D’amblée lorsqu’on essaie de circonscrire le cadre et leur type de vie actuelle, on dégage que cette situation dont les femmes vivent est une violation faites à leur encontre. Il faut garder à l’esprit une réalité basée sur l’exploitation sexuelle et forfaitaire de ces femmes.

I. Introduction

I.1. Contexte

Les plus grandes victimes de l’instabilité de la RDC sont et demeurent les femmes et leurs enfants. La présence féminine aux niveaux décisionnels de l’administration reste faible. Malgré l’existence des lois garantissant les droits fondamentaux aux militaires et policiers, les mauvaises conditions dans lesquelles ils vivent avec leurs familles montrent le besoin qu’il y a à interpeller le Gouvernement pour qu’il prenne à cœur cette question[1]

Les femmes actives ne sont que 2,8% dans les activités salariées contre 12% pour les hommes. Elles ne représentent que 2% dans les mines, 3% dans l’industrie, 3% dans les services et 8% dans l’entreprenariat. Elles sont principalement concentrées dans l’agriculture (70% dans l’agriculture traditionnelle) et dans le secteur informel (60%), notamment le commerce. Ces deux derniers secteurs constituent le cœur de l’économie réelle, qui fait vivre la majorité de la population congolaise et les femmes en constituent les principales actrices[2].

La RDC est caractérisée par une féminisation de la pauvreté et les conflits armés sont venus aggraver les déséquilibres déjà existants. Toutefois, un des effets les plus marquants résultant de cette période d’instabilité est le changement dans les rôles masculins et féminins. Cela est illustré par le fait qu’aujourd’hui 80% des ménages doivent leur survie aux femmes. Malgré

son rôle aujourd’hui indéniable dans la survie de la majorité de la population, la femme est confrontée à de nombreux problèmes d’accès aux ressources, aux services de base, aux services sociaux et la gestion du pouvoir[3].

I.2. Problématique :

La RDC est un grand pays situé géographiquement au centre de l'Afrique et traversée par l'Equateur avec une superficie de 2 345 410 km² et une population estimée environ à 67.757 577 d'habitants5(*). Elle est entourée de neuf pays voisins .Elle dispose d'une ressource environnementale très remarquable, ainsi que des richesses en sol et en sous sol. Ses 120 millions d' ha de forêts denses humides constituent le deuxième poumon du monde d'autant qu'elles recyclent le dioxyde de carbone et libèrent l'oxygène dont la planète a besoin pour survivre. En outre, la RDC regorge d'un potentiel aquatique élevé en eau douce. La superficie des plans d'eau représente 35% de la superficie du territoire national.

Cependant, cela fait 14 ans environ que la situation écologique se dégrade de jour en jour à l'est de la RDC suite aux successions de guerres avec aucun espoir de pacification réelle malgré la présence des forces de la Monusco aux côtés des FARDCS. La nature changeante de la guerre a connu de multiples formes. En dehors de ces successions de conflits, il ya un conflit armé permanant qui se vit à l'est du pays où les acteurs sont des milices armées qui échappent au contrôle de l'autorité de l'Etat par conséquent elles exercent leurs pouvoirs sans observer ni le droit humanitaire et ni le droit de l'environnement. Ils érigent leur quartier général et cantonnent leurs combats dans les forêts où ils portent atteinte à l'écosystème.

Fig. 2. Les 400 femmes mobilisées pour le culte commémorant la journée de la paix.

I.3. Méthodologie :

La réalisation d'un travail exige qu'il soit mis en place une démarche scientifique ou mieux des méthodes et des techniques.

Pour aborder scientifiquement notre recherche, le choix de la méthode juridique nous permet à consulter les textes juridiques, les conventions internationales en rapport avec la protection de l'environnement.

Le choix de la méthode sociologique nous permet d'interpréter d'une manière exégétique de ces textes juridiques en s'inspirant des réalités sociales du terrain.

I.4. MOTIVATION :

La femme, quelle soit la déclaration fortuite de l'homme, demeure la mère de l'humanité telle que la Bible le stipule[4]. Elle est affrontée à des menaces de toutes les couleurs et de toutes les formes. C'est un être qui mérite du respect. C'est pourquoi, la Constitution a pris l'initiative de chercher à régler la disposition qui doit protéger la femme[5]. Les femmes de militaires ne sont pas protégées. Elles courent des risques au nom d'être femme du militaire. Ce n'est pas son méchant destin. Le militaire est un humain prédisposé à sacrifier sa vie pour la multitude; mais sa femme et ses enfants doivent être honorés. Ce n'est pas le cas en République Démocratique du Congo.

I.5. Difficultés rencontrées

Cette étude ne s'est pas déroulée sans difficultés. Les recherches sur terrains nous ont coûté beaucoup d'énergie, l'accession aux informations sur le sujet d'étude ne nous a pas été facile. Quoi qu'il en soit, nous avons utilisé quelques stratégies pour les contourner et pouvoir vous présenter en ce jour ce travail.

L’intérêt d’étudier la situation des femmes[6] dans ces deux camps devient de plus en plus croissant au regard des éventuels impacts directs qui génèrent sur le développement de ces communautés.

Fig. 3 : Conférence de presse réunissant 100 femmes pour la journée. A l'extrême droite : maman conseillère de la Ministre du Genre et famille

I.6. Leur situation repose sur 4 approches :

Le solde de militaires qui ne permet pas de nouer les 2 bouts du mois ; et qui touche directement les femmes et les enfants ;

Les maternités précoces, rapprochées, nombreuses et trop tardives (+40 ans) ;

Non encadrement des veuves et des orphelins des m

[1] ASADHO : RAPPORT SUR LES CONDITIONS DE VIE DES FEMMES ET ENFANTS DES MILITAIRES ET POLICIERS DANS LES CAMPS DE KINSHASA, Mars 2014.

[2] LES ENJEUX SOCIO-POLITIQUES ET ECONOMIQUES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) par Emmanuel Nkunzumwami.

http://www.nouvelle-dynamique.org/article-les-enjeux-en-republique-democratique-du-congo-rdc-90234442.html.

[3] Le chômage touche plus de 90% de la population malgré un taux de croissance de 6% par an depuis 2008 et un salaire minimum légal de 100$. Près de 44% des femmes et 22% des hommes n’ont aucun revenu. En 2002, plus de 80% de la population vivaient encore sous le seuil de pauvreté de 2$ par jour ! Cette proportion n'a pas varié. Les résultats du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) qui mesure l'IDH (Indice de Développement Humain = un indice synthétique intégrant l'espérance de vie à la naissance, le niveau d'instruction reflétant la durée moyenne de scolarisation et le taux d'alphabétisation de la population, et le PIB par habitant) établissent pour 2011 un IDH de 0,286, soit le 185ème pays et le dernier de tous les pays étudiés dans le monde.

Le taux de scolarisation est passé de 70% en 2001 à près de 50% en 2009 en raison d’une forte croissance de la population (notamment dans les villes), le manque d’infrastructures scolaires adaptées, l’incapacité croissante des parents à payer les frais de scolarité des enfants, le manque de manuels scolaires et la baisse de la qualité de l’instruction. Les instituteurs n’étant payés 20$ par mois, soit très au-dessous du minimum légal de 100$. C'est la défaillance de la gestion de l'Etat.

[4] Genèse 1,

[5] La constitution de la RDC votée au referendum en 2005 formalise l’engagement de la RDC a promouvoir et a protéger les droits humains en consacrant 57 articles sur les droits humains, les libertés fondamentales et les droits et devoirs du citoyen et de l’état, En son article 14, la constitution stipule : « les pouvoirs publics veillent a l’élimination de toute forme de discrimination a l’égard de la femme et assurent la protection et la promotion de ses droits.

« Ils prennent dans tous les domaines, notamment dans les domaines civil, politique, économique, social et culturel toutes les mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation, « Ils prennent des mesures pour lutter contre toute forme de violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée,

Il faut signaler aussi les engagements internationaux de la RDC, en tant que membre des Nations unies et des organisations régionales, exprimes dans les textes ci-dessus.

[6] La République Démocratique du Congo a ratifié la Convention internationale contre toutes les formes des discriminations à l’égard de la Femme (CEDEF) depuis 1979 et, il se doit, à cet effet, de présenter périodiquement un rapport d’évaluation auprès des Nations Unies sur l’état d’avancement de la mise en application de cet instrument juridique international.

Journée Internationale de la paix (Septembre 2015
Journée Internationale de la paix (Septembre 2015

Journée Internationale de la paix (Septembre 2015

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 12:55

La République Démocratique du Congo (RDC) est un pays riche en minerais. L'indistrie minière a été depuis longtemps la plus importante source des recettes du trésor public avant son effondrement qui remonte vers les années 90. Elle constituait le stimulant et le moteur des autres secteurs de l'économie nationale.

Jusqu'aux années 80 " la quote-part du secteur minier avoisinait les 22% du produit brut (PIB) et représentait plus de 65% des exportations brutes de la RDC.

De 1987 au début de 2000, la production minière a connu un net recul entrainant l'effondrement de l'ensemble de l'économie du pays. Les réformes entamées par le Gouvernement en début des années 2001 ont abouti à la promulgation de la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier et à pour la libéralisation du secteur des mines l’ouvrant ainsi aux capitaux privés et étrangers.

Après la mise en place du niveau cadre réglementaire et institutionnel en 2002, le secteur des mines s’est relancé avec une production avoisinant 1 million de tonnes de cuivre aujourd’hui.
On parle du "boum minier des années 2006‐2012" alors que l'apport de l'industrie reste très mitigé par opposition au boum des années 80 sur le budget national et sur la vie quotidien des communautés . Plus de 366 sociétés minières sont dans la phase d'exploration et de production à travers le pays, parmi lesquelles, les majors telles que Freeport McMoran, Glencore.
La production minière a augmenté de manière spectaculaire à environ 1 million tonnes de cuivre et cobalt sans compter les autres minéraux Zinc, or, diamant.
Ce chiffre est le double de la production minière des années 80, la période florissante de l'industrie minière de la RDC.
Combinée à l'embelli de cours métaux dans les marchés mondiaux, le secteur minier offre des opportunités sans précédents pour le développement du pays et des communautés locales mais également de défis sociaux et environnementaux.

L'un des plus grands défis est celui de trouver l'équilibre entre la diversité d'intérêts. Et Les entreprises minières, pour leur exploitation, ont souvent un énorme besoin d’espace pour établir leurs installations. Elles empiètent donc sur des milieux naturels et sur des terres fertiles. C'est particulièrement le cas des mines à ciel ouvert qui détruisent par le fait même la végétation, les forêts, des sites de culture, de nombreux cours d'eau et lacs et l'habitat de gibiers.
La plupart de gens à travers le monde convoitent le Katanga, province minière de la République Démocratique du Congo. Les investisseurs sont attirés par le cuivre, le cobalt, le zinc et d'autres minerais du Katanga. Et tout le monde sait que le Katanga est riche. Bien sûr, le Katanga est riche pour les uns et utopie pour les autres. Pour ceux qui tirent profit de minerais, le Katanga est riche; tandis que la communauté qui est assise sur le cuivre et le cobalt demeure plus pauvre. Cette communauté assiste au défilé des milliers et des milliers de truck. La communauté, propriétaire de la terre qui produit les minerais, n'est qu'admiratrice. Si nous disons que la communauté katangaise est plus pauvre que ce que les autres ne croient pas, la femme est plus malheureuse de toute la communauté, alors qu'elle porte le poids de cette même communauté. Pour qu'elle vive, elle doit dépendre à 100 % de l'homme. Ce dernier qui a déjà de l'ascendance sur elle. Ceci sous-entend qu'elle doit se vendre à l'homme; elle doit supporter toutes les injures du monde que l'homme profère à son endroit. Elle doit gémir; mais il n'y a pas de secours.
Le Katanga est riche. Acceptons-le ainsi. Elle attire, bien sûr, les grands de l'humanité qui soudoient les grands de ce pays pour qu'ils aient le champ libre d'exploitation. Il y en a qui achètent les concessions pour les revendre. Ils les achètent dans la maison; dès qu'ils ressortent de cette maison ils les revendent aux enchères. Ils gagnent plus qu'ils ont acheté. C'est la loi du Commerce National ou International. Quelle que la qualification ou l'adjectif, c'est le business.
Le Katanga fait le riche. Les entreprises s'installent, prospectent et exploitent. Quel est le sort des communautés locales dont le sol et le sous-sol fournissent de la fortune aux forts. Les Communautés locales perdent les terres arables, leurs cimetières sont dévastés; les flores et faunes sont foulées au pieds, leurs montagnes sont écrasées et leurs ruisseaux et rivières tarissent. Leur espace est pollué : les femmes, les enfants et les hommes mêmes respirent de l'air pollué. Les poissons asphyxiés par l'acide et le rejet liquide déversés dans les sources d'eaux et il n'y a pas la vie, ni pour les êtres vivants ni pour les plantes ni pour les animaux. Les Communautés locales sont chassées de leurs terres ancestrales pour laisser place aux industriels. Personne ne s'occupe d'elles pour leur relocalisation. Elles deviennent de nomades; elles qui étaient des propriétaires.
Le Katanga, le faiseur des riches. Qui sont ces riches? Quel pourcentage pouvons-nous balancer que le marché? Ces riches peuvent être 10 % sur 4 millions de la populations. Il y a des riches; mais il n'y a pas de classe moyenne. Le reste est constitué des mendiants, des "lumpenproletaires", les clochards et les bandits à mains armées. Finalement, on compte encore, sur les principaux artères de grandes villes du Katanga, de marchés dits "pirates". C'est la misère sans nom. La plupart de ceux qui constituent ces marchés sont les femmes et les jeunes gens. C'est un signe probant qui détermine l'indicateur de sans emplois. Beaucoup d'entreprises extractives des minerais se sont implantées au Katanga (à peu près 71 entreprises existantes dans les périmètres et plusieurs sont dans les phases d'exploration et des recherches). Ceux qui sont sans cœur, sans pitié et sans tendresse. Ils sont contents quand ils exportent et quand ils vendent. Ils laissent derrière des populations sans terre, sans rivières d'eau potables, mais avec des trous béants et des montagnes de stériles et des nomades. Le village KAWAMA, situé à 25 km de Lubumbashi, a été détruit au détriment de mining. Les populations errent partout à travers les bidonvilles qui entourent la ville de Lubumbashi. Ils n'ont pas de nom. Les champs n'existent pas. Dans de nombreuses situations, notamment dans les milieux ruraux, on a pu observer que les femmes ont une attitude respectueuse envers la nature, car celle-ci permet la survie de leur famille et de leur communauté, particulièrement en ce qui concerne l'agriculture de subsistance et de production ainsi que la recherche de l'eau et du bois de chauffage. Une citation de Paulette Yambo abonde dans ce sens "…l'homme abat les arbres, le gibier, son semblable pour protéger sa famille. La femme plante, cueille et assainit, préserve les éléments nécessaires à l'existence de sa famille et donne la vie par ses enfants".2 Les
femmes, particulièrement africaines, dans le cas qui nous intéresse, ont donc davantage une attitude protectrice envers l'environnement. Elles sont reconnues pour prendre grand soin de leur famille en plus des longues heures consacrées aux tâches et aux travaux quotidiens.
Non seulement elles dépendent de l’environnement et le protègent, mais elles agissent en tant que productrices et utilisatrices des ressources de la terre. En effet, les femmes des milieux ruraux représentent une main d'œuvre active d’une extrême importance. On observe également que la plupart des femmes travaillent dans le secteur des services et de l'agriculture. Plus de 50 % de celles-ci participent aux activités économiques reliées à l'agriculture. D’autre part, elles ont aussi des activités en dehors de ces secteurs formels ce qui reste difficile à comptabiliser. Il s'agit souvent d'activités concernant la survie de la famille et liées à l'environnement. On entend par ceci, la vente de fruits et de plantes, la vente d'essence etc.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 13:10

Pour ce faire, l’Action pour les Droits Humains, la Gouvernance Démocratique et Economique, basée à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo, a déployé quelques membres dans des carrières et mines pour l’étude de la présence des femmes dans ce secteur et les conséquences.

Car il est connu de beaucoup que ce secteur, étant un monde de se faire des économies; mais il capitalise pas mal de maladies nuisibles à la santé.

Sans le vouloir, les femmes se lancent dans des aventures d’entrer dans les carrières pour casser les pierres à vendre. Elles ne vont pas seules. Elles sont toujours accompagnées de leur nourrissons et de leurs enfants pour que ces derniers gardent leurs petites sœurs et ou petits frères quand leurs mères cassent les cailloux ou moellons.

Sans le savoir, ces femmes et les enfants inhalent la poussière et se laissent contaminer par les microbes qui provoquent la tuberculose, et malformation des fœtus lors de leur accouchement.

Plusieurs mines au Katanga renferment le filon de minerais radioactif. Le taux des femmes et des enfants dans les carrières minières augmente au jour le jour. Car ces êtres sont à la recherche des moyens de survie. Leurs maris n’ont pas d’emplois formels. Et les femmes allongent leurs bras et se débrouillent pour nourrir autant de bouches. Elles vous disent qu’il est difficile de croiser les bras. Ce n’est pas ce moment de regarder seulement les hommes. Ces derniers avaient leur temps d’être des encadreurs. Ils ont perdu cette mission de travailler et de ramener à la maison la nourriture. Même si le mari travaille, il est mal rémunéré. Son salaire ne peut jamais lui permettre de satisfaire toute la maison : supporter les frais scolaires de ses enfants, les vêtir, les loger et les nourrir. Comme les mamans veulent suppléer, elles sont obligées de descendre dans des carrières et mines pour concasser les pierres et extraire le sable. Ça c’est une catégorie. La deuxième catégorie des femmes est celle de celles-là qui vont avec les produits de consommation pour la vente aux hommes qui extraient les minerais. Ces gens ont besoin de cigarettes, de boissons alcooliques telles que « lutuku » et liqueurs. C’est une bonne affaire pour les femmes. C’est un commerce qui rapporte gros. Certaines femmes de mœurs légères trafiquent leur sexe sans se rendre compte de risque qui les guette. Mais péril pour la vie humaine. Car les hommes amènent au camp de molécule de radioactivité collée à leur corps et à leurs vêtements… (A suivre).

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 11:37

En République Démocratique du Congo l’homme n’est pas homme. Il n’a pas de valeur d’être protégé. Les décideurs politiques ne rêvent qu’empocher les billets de l’Oncle Sam et s’en aller ailleurs. On ne tient compte des Droits de l’homme. Il n’ya pas seulement l’homme qui a les droits, les bêtes doivent être protégées. Leur vie est aussi sacrée comme celle de l’homme. Mais les droits de l’homme sont bafoués, qu’adviendront les droits de la nature? Les décideurs préfèrent de l’argent que l’homme. Quand on parle de l’homme, on ne voit que ceux qui règnent et non le contraire. C’est une aberration.

Parlons des communautés locales du Katanga, la Province d’origine du Président de la République, et celle du Katumbi Chapwe, l’homme, qui pendant sa campagne électorale de 2006, épatait les Katangais à travers son slogan fétiche : « Tunachoka mateso », ce qui signifie : « Nous sommes fatigués de misère ». Il est gouverneur; mais les misères continuent. Personne n’assiste personne. Chaque jour qui passe, les communautés locales sont jetées à la belle étoile. Les femmes et les enfants meurent de faim et dorment sous arbres. Car leur village n’existe pas. Il est rasé. Les exploitants miniers s’imposent et donnent de l’ordre aux décideurs, qui sont censés protéger ces peuples, de détruire les villages, les cimetières, les parcs, les champs et les sites touristiques. Tout ceci importe peu.

 

Selon l’ITIE, il y a une quatre vingtaine des entreprises extractives de minerais au Katanga; mais rien ne change. Les populations katangaises en particulier et congolaises en générales croupissent dans les misères indescriptibles. Où vont les masses d’argent que versent ces entreprises. Une trentaine de flux soumises aux entreprises. Ces dernières sont sommées de les payer d’une manière parfois irrégulière. C’est une autre manche à traiter.

 

Nous venons d’épingler de la manière dont les villages sont considérés par les responsables des entreprises et par les décideurs. Ces derniers perçoivent ceux qu’ils doivent perçoivent et abandonnent les populations. Le code minier privilégient les entrepreneurs de brimer d’avantage les communautés locales. Il n’y a pas de mesures contraignantes contre les entreprises qui ne respectent pas les clauses concernant leurs responsabilités sociales. Tout est décidé par les plus forts au détriment des faibles.

 

 

A suivre.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 10:48
En République Démocratique du Congo l’homme n’est pas homme. Il n’a pas de valeur d’être protégé. Les décideurs politiques ne rêvent qu’empocher les billets de l’Oncle Sam et s’en aller ailleurs. On ne tient compte des Droits de l’homme. Il n’ya pas seulement l’homme qui a les droits, les bêtes doivent être protégées. Leur vie est aussi sacrée comme celle de l’homme. Mais les droits de l’homme sont bafoués, qu’adviendront les droits de la nature? Les décideurs préfèrent de l’argent que l’homme. Quand on parle de l’homme, on ne voit que ceux qui règnent et non le contraire. C’est une aberration. Parlons des communautés locales du Katanga, la Province d’origine du Président de la République, et celle du Katumbi Chapwe, l’homme, qui pendant sa campagne électorale de 2006, épatait les Katangais à travers son slogan fétiche : « Tunachoka mateso », ce qui signifie : « Nous sommes fatigués de misère ». Il est gouverneur; mais les misères continuent. Personne n’assiste personne. Chaque jour qui passe, les communautés locales sont jetées à la belle étoile. Les femmes et les enfants meurent de faim et dorment sous arbres. Car leur village n’existe pas. Il est rasé. Les exploitants miniers s’imposent et donnent de l’ordre aux décideurs, qui sont censés protéger ces peuples, de détruire les villages, les cimetières, les parcs, les champs et les sites touristiques. Tout ceci importe peu. Selon l’ITIE, il y a une quatre vingtaine des entreprises extractives de minerais au Katanga; mais rien ne change. Les populations katangaises en particulier et congolaises en générales croupissent dans les misères indescriptibles. Où vont les masses d’argent que versent ces entreprises. Une trentaine de flux soumises aux entreprises. Ces dernières sont sommées de les payer d’une manière parfois irrégulière. C’est une autre manche à traiter. Nous venons d’épingler de la manière dont les villages sont considérés par les responsables des entreprises et par les décideurs. Ces derniers perçoivent ceux qu’ils doivent perçoivent et abandonnent les populations. Le code minier privilégient les entrepreneurs de brimer d’avantage les communautés locales. Il n’y a pas de mesures contraignantes contre les entreprises qui ne respectent pas les clauses concernant leurs responsabilités sociales. Tout est décidé par les plus forts au détriment des faibles. A suivre.
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