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Pour la promotion et la défense des Droits Humains plus précisément les droits de la femme et de l'enfant. L'homme et la femme sont tous créés égaux et doivent promouvoir l'approche "Genre".

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Les femmes katangaises face à l'exploitation minière.

La République Démocratique du Congo (RDC) est un pays riche en minerais. L'indistrie minière a été depuis longtemps la plus importante source des recettes du trésor public avant son effondrement qui remonte vers les années 90. Elle constituait le stimulant et le moteur des autres secteurs de l'économie nationale.

Jusqu'aux années 80 " la quote-part du secteur minier avoisinait les 22% du produit brut (PIB) et représentait plus de 65% des exportations brutes de la RDC.

De 1987 au début de 2000, la production minière a connu un net recul entrainant l'effondrement de l'ensemble de l'économie du pays. Les réformes entamées par le Gouvernement en début des années 2001 ont abouti à la promulgation de la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier et à pour la libéralisation du secteur des mines l’ouvrant ainsi aux capitaux privés et étrangers.

Après la mise en place du niveau cadre réglementaire et institutionnel en 2002, le secteur des mines s’est relancé avec une production avoisinant 1 million de tonnes de cuivre aujourd’hui.
On parle du "boum minier des années 2006‐2012" alors que l'apport de l'industrie reste très mitigé par opposition au boum des années 80 sur le budget national et sur la vie quotidien des communautés . Plus de 366 sociétés minières sont dans la phase d'exploration et de production à travers le pays, parmi lesquelles, les majors telles que Freeport McMoran, Glencore.
La production minière a augmenté de manière spectaculaire à environ 1 million tonnes de cuivre et cobalt sans compter les autres minéraux Zinc, or, diamant.
Ce chiffre est le double de la production minière des années 80, la période florissante de l'industrie minière de la RDC.
Combinée à l'embelli de cours métaux dans les marchés mondiaux, le secteur minier offre des opportunités sans précédents pour le développement du pays et des communautés locales mais également de défis sociaux et environnementaux.

L'un des plus grands défis est celui de trouver l'équilibre entre la diversité d'intérêts. Et Les entreprises minières, pour leur exploitation, ont souvent un énorme besoin d’espace pour établir leurs installations. Elles empiètent donc sur des milieux naturels et sur des terres fertiles. C'est particulièrement le cas des mines à ciel ouvert qui détruisent par le fait même la végétation, les forêts, des sites de culture, de nombreux cours d'eau et lacs et l'habitat de gibiers.
La plupart de gens à travers le monde convoitent le Katanga, province minière de la République Démocratique du Congo. Les investisseurs sont attirés par le cuivre, le cobalt, le zinc et d'autres minerais du Katanga. Et tout le monde sait que le Katanga est riche. Bien sûr, le Katanga est riche pour les uns et utopie pour les autres. Pour ceux qui tirent profit de minerais, le Katanga est riche; tandis que la communauté qui est assise sur le cuivre et le cobalt demeure plus pauvre. Cette communauté assiste au défilé des milliers et des milliers de truck. La communauté, propriétaire de la terre qui produit les minerais, n'est qu'admiratrice. Si nous disons que la communauté katangaise est plus pauvre que ce que les autres ne croient pas, la femme est plus malheureuse de toute la communauté, alors qu'elle porte le poids de cette même communauté. Pour qu'elle vive, elle doit dépendre à 100 % de l'homme. Ce dernier qui a déjà de l'ascendance sur elle. Ceci sous-entend qu'elle doit se vendre à l'homme; elle doit supporter toutes les injures du monde que l'homme profère à son endroit. Elle doit gémir; mais il n'y a pas de secours.
Le Katanga est riche. Acceptons-le ainsi. Elle attire, bien sûr, les grands de l'humanité qui soudoient les grands de ce pays pour qu'ils aient le champ libre d'exploitation. Il y en a qui achètent les concessions pour les revendre. Ils les achètent dans la maison; dès qu'ils ressortent de cette maison ils les revendent aux enchères. Ils gagnent plus qu'ils ont acheté. C'est la loi du Commerce National ou International. Quelle que la qualification ou l'adjectif, c'est le business.
Le Katanga fait le riche. Les entreprises s'installent, prospectent et exploitent. Quel est le sort des communautés locales dont le sol et le sous-sol fournissent de la fortune aux forts. Les Communautés locales perdent les terres arables, leurs cimetières sont dévastés; les flores et faunes sont foulées au pieds, leurs montagnes sont écrasées et leurs ruisseaux et rivières tarissent. Leur espace est pollué : les femmes, les enfants et les hommes mêmes respirent de l'air pollué. Les poissons asphyxiés par l'acide et le rejet liquide déversés dans les sources d'eaux et il n'y a pas la vie, ni pour les êtres vivants ni pour les plantes ni pour les animaux. Les Communautés locales sont chassées de leurs terres ancestrales pour laisser place aux industriels. Personne ne s'occupe d'elles pour leur relocalisation. Elles deviennent de nomades; elles qui étaient des propriétaires.
Le Katanga, le faiseur des riches. Qui sont ces riches? Quel pourcentage pouvons-nous balancer que le marché? Ces riches peuvent être 10 % sur 4 millions de la populations. Il y a des riches; mais il n'y a pas de classe moyenne. Le reste est constitué des mendiants, des "lumpenproletaires", les clochards et les bandits à mains armées. Finalement, on compte encore, sur les principaux artères de grandes villes du Katanga, de marchés dits "pirates". C'est la misère sans nom. La plupart de ceux qui constituent ces marchés sont les femmes et les jeunes gens. C'est un signe probant qui détermine l'indicateur de sans emplois. Beaucoup d'entreprises extractives des minerais se sont implantées au Katanga (à peu près 71 entreprises existantes dans les périmètres et plusieurs sont dans les phases d'exploration et des recherches). Ceux qui sont sans cœur, sans pitié et sans tendresse. Ils sont contents quand ils exportent et quand ils vendent. Ils laissent derrière des populations sans terre, sans rivières d'eau potables, mais avec des trous béants et des montagnes de stériles et des nomades. Le village KAWAMA, situé à 25 km de Lubumbashi, a été détruit au détriment de mining. Les populations errent partout à travers les bidonvilles qui entourent la ville de Lubumbashi. Ils n'ont pas de nom. Les champs n'existent pas. Dans de nombreuses situations, notamment dans les milieux ruraux, on a pu observer que les femmes ont une attitude respectueuse envers la nature, car celle-ci permet la survie de leur famille et de leur communauté, particulièrement en ce qui concerne l'agriculture de subsistance et de production ainsi que la recherche de l'eau et du bois de chauffage. Une citation de Paulette Yambo abonde dans ce sens "…l'homme abat les arbres, le gibier, son semblable pour protéger sa famille. La femme plante, cueille et assainit, préserve les éléments nécessaires à l'existence de sa famille et donne la vie par ses enfants".2 Les
femmes, particulièrement africaines, dans le cas qui nous intéresse, ont donc davantage une attitude protectrice envers l'environnement. Elles sont reconnues pour prendre grand soin de leur famille en plus des longues heures consacrées aux tâches et aux travaux quotidiens.
Non seulement elles dépendent de l’environnement et le protègent, mais elles agissent en tant que productrices et utilisatrices des ressources de la terre. En effet, les femmes des milieux ruraux représentent une main d'œuvre active d’une extrême importance. On observe également que la plupart des femmes travaillent dans le secteur des services et de l'agriculture. Plus de 50 % de celles-ci participent aux activités économiques reliées à l'agriculture. D’autre part, elles ont aussi des activités en dehors de ces secteurs formels ce qui reste difficile à comptabiliser. Il s'agit souvent d'activités concernant la survie de la famille et liées à l'environnement. On entend par ceci, la vente de fruits et de plantes, la vente d'essence etc.

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